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Continuer mes achatsEn bref : les rayons UVA, responsables du vieillissement cutané, sont présents toute l'année, traversent les nuages et le verre, et sont réfléchis par la neige. Un écran solaire large spectre FPS 30 minimum s'applique donc tous les jours, incluant en janvier. Après un traitement esthétique, un FPS 50 devient nécessaire pour éviter l'hyperpigmentation post-inflammatoire.
Voici pourquoi, et comment bien faire.
Oui. C'est la question qu'on nous pose le plus souvent, et la confusion vient d'un raccourci logique : on associe le soleil à la chaleur, et l'hiver montréalais n'est pas chaud.
Mais il existe deux rayonnements distincts.
Les UVB causent le coup de soleil. Ils varient fortement selon la saison, l'heure et la latitude. Ils sont effectivement plus faibles en janvier.
Les UVA représentent l'essentiel du rayonnement ultraviolet qui atteint la surface terrestre. Ils pénètrent plus profondément dans le derme, où ils dégradent le collagène et l'élastine et stimulent la production de mélanine. Ils sont présents toute l'année, du lever au coucher du soleil, par temps nuageux comme par temps clair.
Autrement dit : les UVB brûlent, les UVA vieillissent. Et les UVA ne prennent pas de congé.
Trois facteurs propres à notre climat.
La neige réfléchit le rayonnement. Une couverture de neige fraîche renvoie une part importante des ultraviolets vers le haut. Vous recevez donc une exposition directe et une exposition réfléchie — sous le menton, sous le nez et autour des yeux, des zones habituellement épargnées et rarement protégées.
L'altitude amplifie. Si vous skiez, chaque tranche d'altitude augmente l'intensité du rayonnement.
Le verre ne protège pas des UVA. Votre trajet quotidien en voiture et la fenêtre à côté de votre bureau comptent dans l'exposition cumulée.
La majeure partie de ce qu'on appelle « le vieillissement de la peau » est en réalité du photovieillissement.
Les ridules, la perte de fermeté, l'irrégularité du teint, les taches brunes, les capillaires visibles et la texture rugueuse découlent largement d'une exposition ultraviolette accumulée sur des décennies — pas simplement du passage du temps.
C'est une bonne nouvelle. Contrairement à l'âge, l'exposition est modifiable.
Après un microneedling, un peeling, une radiofréquence ou un laser, votre peau est en phase de réparation active. Deux conséquences.
Elle est temporairement plus vulnérable. La barrière cutanée est perturbée et la photosensibilité est augmentée. Une exposition anodine en temps normal ne l'est plus.
Le risque d'hyperpigmentation post-inflammatoire est réel. Quand une peau enflammée rencontre les ultraviolets, les cellules pigmentaires peuvent surréagir et produire une pigmentation brune persistante exactement là où vous avez été traitée.
Le résultat : un traitement destiné à uniformiser votre teint produit l'inverse. Ce risque est plus élevé sur les phototypes plus foncés, mais il ne concerne personne exclusivement.
C'est pourquoi, après un traitement, la protection solaire ne se recommande pas — elle s'impose.
SituationFPS recommandéRemarqueUsage quotidien, journée intérieure30 large spectreUne application matinale soignée suffitExposition prolongée, plein air, ski50 large spectreRéappliquer aux 2 heuresAprès un traitement esthétique50 large spectreNon négociableMélasma ou pigmentation active50 large spectre, teintéLe pigment bloque aussi la lumière visible
« Large spectre » est obligatoire. L'indice FPS ne mesure que la protection contre les UVB. Sans la mention « large spectre » ou « broad spectrum », vous ne savez rien de votre protection contre les UVA — c'est-à-dire contre le vieillissement.
Au-delà de 50, le gain devient marginal.
Les filtres minéraux (oxyde de zinc, dioxyde de titane) réfléchissent et absorbent le rayonnement, agissent dès l'application et sont généralement bien tolérés par les peaux sensibles, réactives ou post-traitement.
Les filtres organiques offrent des textures plus fluides et invisibles, souvent plus agréables au quotidien.
Le meilleur écran solaire reste celui que vous appliquez réellement chaque matin. Une formule parfaite sur papier mais désagréable à porter ne protège personne.
Les formules teintées ont un avantage supplémentaire : les pigments qu'elles contiennent bloquent une partie de la lumière visible, dont on sait qu'elle contribue à la pigmentation — un facteur particulièrement pertinent en présence de mélasma.
C'est là que presque tout le monde échoue.
Un écran solaire est testé en laboratoire à raison de 2 mg par centimètre carré de peau. En pratique, la plupart des gens en appliquent le tiers ou la moitié. Un FPS 50 sous-appliqué ne délivre pas une protection de 50.
Le repère pour le visage : environ deux doigts de produit — de la base du doigt jusqu'au bout — pour le visage et le cou. C'est plus que ce que vous appliquez probablement.
N'oubliez pas les oreilles, les paupières, l'arête du nez, les lèvres et l'arrière du cou. Ce sont les zones qu'on saute systématiquement, et précisément celles où les dommages s'accumulent.
En cas d'exposition soutenue, de transpiration ou de baignade : aux deux heures.
Pour une journée passée à l'intérieur, une application matinale soignée demeure une base solide. Ajustez selon votre réalité plutôt que selon un idéal théorique — la constance vaut mieux que la perfection intermittente.
Cela dépend du traitement.
Après un soin non ablatif à récupération légère, la protection solaire reprend habituellement dès le lendemain, parfois le jour même.
Après un traitement laissant la peau plus sensible ou en desquamation, l'évitement solaire est prioritaire les premiers jours, puis la protection reprend selon les consignes remises en clinique.
Ces directives font partie de votre plan de traitement. Suivez celles que vous avez reçues plutôt qu'une règle générale trouvée en ligne.
Il ne remplace pas l'ombre, les vêtements couvrants, les lunettes et le chapeau lors d'une exposition prolongée. Il ne rend pas l'exposition intentionnelle sécuritaire. Et il ne bloque pas 100 % du rayonnement, quel que soit l'indice.
C'est un outil très efficace, pas un bouclier absolu.
Mon fond de teint avec FPS suffit-il ? Rarement. La quantité de fond de teint appliquée est très inférieure à celle nécessaire pour atteindre l'indice annoncé. Considérez-le comme un bonus, pas comme votre protection principale.
L'écran solaire cause-t-il des boutons ? Certaines formules occlusives peuvent y contribuer sur les peaux à tendance acnéique. Les textures fluides non comédogènes et les filtres minéraux à base d'oxyde de zinc sont souvent mieux tolérés.
Faut-il de la crème solaire les jours nuageux ? Oui. Les nuages laissent passer une part importante des UVA.
À quel âge commencer ? La protection solaire est pertinente à tout âge. Les dommages ultraviolets s'accumulent dès l'enfance.
Les écrans solaires sont-ils sécuritaires ? Les écrans solaires vendus au Canada sont réglementés par Santé Canada. Si vous avez des préoccupations quant à un ingrédient en particulier, les filtres minéraux constituent une alternative.
Large spectre, FPS 30 minimum, FPS 50 après un traitement
Tous les jours, 12 mois par an, incluant les jours nuageux et l'hiver
Environ deux doigts de produit pour le visage et le cou
Ne sautez pas les oreilles, les paupières, les lèvres et le cou
Réappliquez aux deux heures en exposition soutenue
Nous conseillons sur la formule adaptée à votre type de peau et à votre plan de traitement lors de votre rendez-vous, à notre établissement du 1 Place du Commerce, local 110, Île-des-Sœurs (Verdun), Montréal.